Église de Michelbach-le-Haut

L’Eglise Saint-Jacques-le-Majeur se situe au centre du village de Michelbach-le-Haut.

L’édifice religieux est mentionné pour la première fois en 1238, lorsque les comtes de Ferrette cèdent leur droit au prieuré Saint-Apollinaire. Le clocher de l’ancien édifice est reconstruit en 1628.

Le projet de construction de l’édifice actuel, de style néo-gothique, fût arrêté en 1864. Ce projet eut l’approbation presque unanime des habitants,  et du conseil municipal. Les plans furent dressés par l’architecte Nicolas Risler-Tournier, originaire de Mulhouse.

En mars 1868  commençait la démolition de l’ancienne église et les travaux du nouvel édifice furent commencés aussitôt.

La bénédiction et la pose de la première pierre eurent lieu,  le 11 juin 1868.

Le 27 octobre 1868,  les travaux sont interrompus à la suite d’un terrible accident sur le chantier. Cinq ouvriers firent une chute d’une hauteur de 13 à 14 mètres. Deux périrent sur les lieux, deux autres des suites de leurs blessures, un dernier n’eut qu’une fracture au bras. Il rentra chez lui au bout de deux mois d‘hospitalisation.

L’église fut bénie en 1869, la flèche fut achevée au commencement du mois d’octobre 1873.

(Chronique de la paroisse écrite en 1870 et 1873, in notice de la construction).

L’édifice abrite deux statues  en bois polychrome du XVIe siècle. La première représente Saint Sébastien (second patron de la paroisse) et la seconde Saint Apollinaire. Toutes deux proviennent du « Bolleronis-Hof », le prieuré saint Apollinaire, fondé en 1140 par les comtes de Ferrette.

Les reliques de Saint Jacques le Majeur sont vénérées à Compostelle, en Espagne. A partir du XIIIe siècle, sous l’influence du pèlerinage de Compostelle, Saint Jacques le Majeur est souvent représenté avec le bâton de pèlerin, la besace, la gourde, une grande cape et un chapeau à larges bords orné d’une coquille Saint-Jacques. Saint Jacques le Majeur est le saint patron des pèlerins et des randonneurs.

Nombreuses sont les anciennes églises au Moyen-Age qui portent le nom de Saint Jacques. Les trois grands pèlerinages vers lesquels se rendent les chrétiens de l’époque sont en effet saint Pierre de Rome, saint Jacques de Compostelle ou Jérusalem, à l’église du Saint Sépulcre.

La ville de Bâle était une étape importante, par où passaient les pèlerins venus de l’Est pour se rendre à Compostelle, d’où la dédicace de notre église à Saint Jacques, un saint très vénéré au Moyen-Age.